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Foals - Ancienne Belgique (15.03.13)

Publié le 18 Mars 2013 in Concerts

Quoi de mieux durant cette période "papale" que de tourner avec un album s'appelant "Holy Fire"... Foals n'a pourtant pas eu besoin de miracle pour mettre à genoux une Ancienne Belgique chauffée à blanc et sold out depuis des semaines.

Il y a déjà foule quand les Australiens de Jagwar Ma balancent leur electro-pop ascendant techno de dancefloor. Le pack de Jupiler et les bouteilles d'eau sont là, les instruments sont accordés, tout le monde est prêt pour le plat principal. Solide clameur quand le guitariste Jimmy Smith apparaît sur scène pour les premières notes d'un "Prelude" rageur. L'arrivée du chanteur Yannis Philippakis, véritable force motrice du groupe, fait encore monter l'ambiance d'un cran.

Les anciens "Olympic Airways" et "Miami" donnent directement le ton à des spectateurs qui s'éclatent sur "My Number", single qui tourne bien sur nos ondes. Pas grave finalement si la Belgique à grande échelle découvre seulement maintenant ces Anglais, mieux vaut tard que jamais.

Les guitares sont plus puissantes que par le passé, mais sans faire perdre la force mélodique des compositions. Si "Balloons" a fait sautiller toute la salle, "Late Night", le dernier single en date, lui a donné la chair de poule. Un petit "merci, dank u" en passant, puis Philippakis assène à l'AB un "Let's get this shit real now!" juste avant un "Providence" de feu pour des "animals just like"... him!

Il se promène de gauche à droite sur la scène, puis décide finalement de se jeter dans la foule pendant l'outro, une idée comme une autre de faire partager son plaisir. Il trouvait finalement une ouverture sur le côté gauche de la scène et grimpait (une de ses spécialités en concert, tout comme balancer de la flotte dans le public) au premier étage pendant la fin de "Red Socks Pugie". Un petit tour des gradins avec sa guitare plus tard, le voilà qui reprend simplement l'escalier pour réapparaître dans la salle et attaquer, baguettes en mains, un "Electric Bloom" toujours aussi tonitruant en live.

Du rappel, on retiendra plus le magnifique visuel (un effet de marée sur un gros rayon laser vert transperçant la salle) que la chanson "Moon", au son trop saturé pour garder son côté charmant. Place ensuite à "Inhaler", ce bâton de dynamite qui monte, monte, monte avant d'exploser. La voix lâche un peu mais le "Space" final du refrain est beuglé par la salle.

Le nom du dernier morceau est lancé: "Two Steps, Twice", issu du premier album "Antidotes". Le genre de chansons qui fait mal aux cervicales et aux jambes, tellement on hoche de la tête et on danse en même temps. Le facétieux Yannis se donne une dernière fois à son public, au propre et au figuré, qui en a pris plein les oreilles. Efkaristo poli, thank you.

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