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Sébastien Tellier - Cirque Royal (26.11.12)

Publié le 28 Novembre 2012 in Concerts

Lorsque vous allez à un concert où: le chanteur commence avec un speech digne d'un gourou de secte, invite les gens (une quinzaine ne se sont pas gênés pour se trémousser torse nu et en soutien-gorge) à venir danser "à poil" sur scène au début de son set, réclame de la vodka et une clope toutes les quinze minutes "pour pouvoir continuer", se glisse dans le public pour chanter un début de chanson, improvise un futur album imaginaire sur la sécurité routière ("Je traversais à 25 mètres des clous/J'ai été heurté par un chauffeur jointé/Je suis allongé/Je souffre"), adapte du Melody version sexe ("Y'a pas que les grands qui rêvent/Y'a pas que les grands qui ont des sentiments/ Jvoudrais qu'il m'embrasse sur les lèvres/ Pas celles de la bouche"), jette des roses blanches dans le public, tente une séance d'hypnose ratée d'avance, baptise un nouveau membre de son groupe "L'Alliance bleue" en le faisant s'agenouiller devant lui, refait un speech de fin sur ladite alliance, puis revient sur scène après 1h45 de concert en disant "Le concert est officiellement fini... Je ne vous oblige pas à rester car ça pourrait être de la merde" pour faire 30 minutes de musique complètement nawak, à moitié bourré et à moitié naturellement à la masse... Pas de doute, il s'agissait bien d'une représentation de Sébastien Tellier!

L'animal, déjà connu pour des concerts fort débridés, où la parlotte incessante a même parfois eu le don d'irriter les fans, a fait très fort ce lundi soir à Bruxelles... On a parlé de son arrivée, sous des lasers et avec comme toile de fond son fameux Pépito... bleu, symbole de "l'Alliance" de la même couleur créée à l'occasion de la sortie de son dernier album "My God is blue". De ses nombreuses interventions entre les chansons, pour nous citer du Arnold et Willy ("Faut de tout pour faire un monde") ou du Charles Ingalls, décréter qu'il allait parler bagnoles avec les mecs dans la salle et que "les filles pouvaient aller aux chiottes prendre de la coke", sortir quelques phrases tantôt à méditer ("Je suis un exhibisionniste de l'âme" ou "L'intérêt du spectacle c'est de rêver") tantôt pour déconner ("Ne partez pas au Quick tout de suite, j'ai pas tout à fait fini... Ah, ça me donner envie de becqueter ça" ou "Non, c'est un concert, on n'est pas là pour déconner, je suis professionnel jusqu'au bout des ongles").

Pour terminer par ce rappel hallucinant d'une petite demi-heure, où il commence avec sa reprise de "La Dolce Vita" de Christophe, puis s'enfonce dans le bruit, tentant vainement de jouer du Led Zeppelin, du Deep Purple et du Trust, agrémenté de Garou et de nouvelles inepties, sans oublier la vodka/clope toutes les deux minutes... Nous avons capté quelques minutes du début de ce retour fracassant sur scène ci-dessous...

On peut trouver ça too much ou adorer... Nous, on s'est franchement bien amusé, même si une partie de ses facéties est évidemment prévue d'avance... Et le concert dans tout ça?

Des intros ou outros parfois un peu longuettes, mais quelques grands moments réellement appréciés par le public. Les singles "L'Amour et la Violence", "Roches" et, malgré une présentation à nouveau fort chaotique, "La Ritournelle" ont beaucoup plu et montrent que Sébastien Tellier est un musicien talentueux. Même si sa discographie et les concerts qui en découlent vont inévitablement de pair avec le caractère du personnage...

Sébastien Tellier  - Cirque Royal (26.11.12)
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